Hommage

 12 février 2017

 

Les poèmes de Liliane Babou en hommage à son fils notre bien-aimé frère Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun (1953-2011)

 138-copie.jpg

"C'est dans la nuit aussi que ceux qui ont la bouche pure viennent nous guider pour retrouver la trace des hommes et de l'histoire grandie par eux". (Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun. L'allégorie de la natte, 1993, p.13).

*

"Ton départ m'a ému autant que notre rencontre sur le fenua. J'aimais à recevoir de toi tes messages aux intonations justes, ressentir la valeur de ton être et apprécier ton regard vrai..". (Jean-Paul Lesbre, sculpteur, le 17 février 2011).

 

Hommage du 12 février 2017

Ia ora na mon bien-aimé frère,  six ans de poèmes d'amour de la part de Maman :  Souvenirs présents... amour toujours...

 

Cela fait six années

Qu’un douze février

Un mal s’enracinait

Et qu’il reste tout entier.

 

La douleur est moins vive

Et semble sommeillée,

Mais une pensée arrive

La voilà réveillée.

 

Pourtant je m’évertue

A ne penser qu’à toi

A tes dons, tes vertus

Et nos moments de joie.

 

Ce texte finira

Sur ton tendre sourire

Et on se souviendra

De tes éclats de rire,

 

De tes mots pleins d’humour,

De tes taquineries.

Et de ce grand amour

Pour toi l’enfant chéri.

 

Notre Dame le 12 février 2017

 

*

Hommage du 12 février 2016

Cinq ans déjà mon bien-aimé frère, cinq ans d'amour de notre part et de Maman qui te délivres un nouveau poème...........

 

           Cinq ans......

 

Laissons le temps au temps,

A sa patience bienfaitrice,

De mettre onguent c’est important,

             Sur nos douleur et cicatrices.

 

               Un lustre que tu es parti,

               Doucement, le chagrin s’efface

                Rassure-toi, mon cher petit

                  Parmi nous tu gardes ta place.

 

                  Restent bien ancrés dans nos cœurs

               Ta voix, douce comme le miel,

                  Ton éternel sourire moqueur,

                  Et ton regard plein de soleil.

 

Notre Dame le 12 février 2016

 

*

 

Hommage du 12 février 2015

Ia ora na mon bien-aimé frère, quatrième année pour Maman de te dire l'éternel amour qu'elle te porte chaque jour de sa vie....

 

Quatre ans

 

Ce quatrième anniversaire

Est peut-être moins douloureux,

Pourtant revient ce goût amer

Qui rend les gens si malheureux.

 

Trouver le moyen de survivre,

Donner un sens aux lendemains,

Seuls les mots me grisent, m’enivrent,

Apaisent  un peu mon chagrin

 

Pourtant je ressens ta présence,

Avec ton doux sourire moqueur,

Car ces jours ci, c’est une chance,

Tu vas être mis à l’honneur.

 

De fait, une équipe d’amis,

Partageant tes convictions,

En une œuvre choisie, a mis

En valeur : pensées, émotions.

 

Le huit,  lors de l’avant-première,

Je suis certaine que ton mana

Et ton humeur primesautière,

Hanteront ceux qui seront là,

 

Vêtu d’un habit de lumière,

Toujours présent mon cher farceur,

Invisible à la terre entière

Seuls te verront les yeux du cœur.

 

Bobital le 12 février 2015

*

 

Hommage du 12 février 2014

Ia ora na mon bien-aimé frère. Loin des yeux au-delà des étoiles, mais notre coeur est en permanence sur le chemin de l'amour qui nous lie à toi nuit et jour. Maman te dédies ce poème :

 Trois ans que tu nous quittés mais je préfère parler de ta naissance.

 

Cet Amour maternel

 

Cet amour maternel

Dont mon coeur est empli

Entier et éternel

Avec toi il naquit.

C'est grâce à ta naissance

Que j'ai enfin connu

La force et la puissance

De ce mot inconnu.

Inconnu d'une fille

Ne voulant pas d'enfants

Voulant vivre tranquille

Sans trop d'embêtements.

J'étais loin de savoir

Que ce beau sentiment

Allait matin et soir

M'envahir pleinement

Et m'apporter des joies

Jusque là ignorées.

Merci, merci à toi

Qui me les a données.

 

Bobital le 12 février 2014

 

*

 

Hommage du 12 février 2013

Ia ora na mon bien-aimé frère en ce 12 février 2013. Ton souvenir est si près de nous. Ci-après un petit poème de la part de Maman dont l'amour reste infini :

 

Deux ans

Deux ans que tu nous as laissés

Accablés,  et  cette douleur,

         Nous a  tous marqués, terrassés          

Blessés au plus profond du cœur.

La mort s’est montrée cruelle,

En abrégeant ainsi ta vie.

Mais ton aura, reste éternelle,

Dans chaque mot, elle survit.

Où que tu sois dans l’infini,

Nous sentons encor’ ta présence,

Car rien n’est tout à fait fini,

Reste un parfum, une fragrance.

 

Bobital le 12/02/2013.

 

*

 

Hommage du 12 février 2012

12 février 2012. Un an déjà que toi mon bien-aimé frère Jean-Marc Tera'ituatini tu nous a quitté. Victime d'un cancer brutal qui a accomplit la sinistre besogne. Durant de longs mois tu t'es battu avec courage et optimisme comme tu l'avais toujours fait dans ta vie d'Homme. Si ton âme a rejoint nos Tupuna il est certain que ton esprit veille et veillera affectueusement sur chacune de nos petites vies pour l'éternité.

Le 12 de chaque mois celle qui un jour te donna la vie, notre mère Liliane Babou, n'a qu'une seule et unique pensée : écrire un poème afin d'honorer ta mémoire, afin de dire toute l'affection maternelle qu'elle te porte.

Aujourd'hui encore Maman  dédie ce nouveau  poème  à  toi son fils, Jean-Marc Tera'ituatini, qu'elle aime à l'infini.

 

Je me souviens bien d’avoir rêvé

De cette route immatérielle,

Passant par la montagne percée,

Reliant la terre et le ciel.

 

Il s’agit du mont légendaire,

Dans lequel le dieu Pai fit un trou

En jetant avec force dans les airs,

Sa lance magique d’un grand coup.

Son javelot fit tant d’éclats,

Qu’il mit aussitôt en déroute

Hiro avec tous ses scélérats,

Sauvant ainsi sans aucun doute

Ce lieu sacré, le Mont Rotui.

De Tahiti à Raiatea

Les coqs chantèrent dans la nuit.

Les trois dieux voleurs périrent là,

Transformés en statues de pierre,

A genoux près de la rivière,

Pour toujours figés à Moorea.

 

Une voix grave flottait dans l’air

Annonçait la venue prochaine

De quelques êtres imaginaires.

Serait-ce l’arrivée soudaine

De ton esprit par la même voie,

Que simple petite mortelle,

Dans un trop fol espoir, j’entrevois,

Bien que cela semble irréel.

Je t’’avais parlé de ce rêve,

Où s’inscrivait en lettres de feu,

Un rendez-vous sur la grève

Avec plusieurs ancêtres fameux.

Impressionner par ce présage,

Je t’avais même fait un dessin,

Pour mieux t’expliquer le message,

Et peut-être l’éclaircir enfin.

Malgré toutes nos suppositions,

Ce songe est resté sibyllin.

Mais depuis ton départ, attention !

Il est peut-être là, le chemin

Qui te permettra de revenir

Dans nos pensées, nos esprits, nos cœurs,

Pour y dormir tout à loisir,

Nous donnant l’illusion de bonheur.


Bobital le 12 Février 2012.

*

 


 

 

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau